il tait une fois un vieux couple heureux: resum, Auteur, et Evenement

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il tait une fois un vieux couple heureux: resum, Auteur, et Evenement

  Admin 07, 2012 8:28 am



il tait une fois un vieux couple heureux
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Mohammed Khar-Eddine

Il est n en 1941 Tafraout, petite ville situe au sud d'Agadir, 180 km environ. Il s'installe en 1961 Agadir, une anne aprs le sisme qui le marquera. Jeune crivain, il fquente le cercle des Amitis littraires et artistiques de Casablanca.
Il arrive en France en 1965, et devient, pour subsister, ouvrier. En 1967, son roman Agadir est salu par le prix Enfants Terribles , qu'avait fond Jean Cocteau. Il retourne au Maroc en 1979 et meurt Rabat le 18 novembre 1995, jour de la fte de l'Indpendance du Maroc.

Quand Mohammed Khar-Eddine se souvient de sa scolarit...

Disons que j'ai commenc crire en classe de 5me secondaire (...). Je publiais dans la Vigie marocaine, il y avait mme des professeurs qui m'encourageaient mais la famille tait contre (...). J'tais plutt fort en sciences et en franais, nul en arabe, sauf en posie. J'ai mme crit des tragdies que mon pre a vendues des marchands de cacahutes qui en ont fait des cornets...

Le livre

Sur un rythme tranquille, c'est l'histoire d'un vieux couple, qui termine son chemin, dans un compagnonnage serein, quelque part dans le sud marocain. Chaque jour est ponctu de l'immuable. Que ce soit la prire ou le tagine. Le vieux, Bouchab, est pote, alors il crit la vie d'un Saint inconnu, il l'crit dans sa langue ancienne, dans la langue des touaregs, que ceux du nord, qui reviennent en nouveaux riches, ne connaissent dj plus.
C'est aussi l'histoire du progrs, de ce que nous appelons le progrs , qui, peu peu, change les habitudes, les rapports humains, modifie les valeurs.
Alors, le vieux et la vieille dissertent, le soir, autour d'un th fumant, et psent la mesure de leur grande humanit, l'ombre de leur longue existence, ces bouleversements qui condamneront le monde qu'ils ont connu, invitablement.
Lire ce roman a t une rencontre avec l'apaisement que l'on doit sans doute ressentir au soir d'une vie bien remplie, et remplie justement. C'est comme la chanson d'un ruisseau que l'on coute, les yeux ferms, couch dans l'herbe, dans un beau soir d't.

il tait une fois un vieux couple heureux

Le roman de Mohammed Khair-Eddine intitul Il tait une fois un vieux couple heureux, inscrit au programmes des classes du baccalaurat marocain mrite quon lui accorde un peu de notre attention, dabord pour clairer nos futurs bacheliers sur luvre en question, ensuite pour voir si cette uvre dun grand crivain marocain vaut dtre programme en classe de terminale. Le titre Il tait une fois un vieux couple heureux laisse entrevoir quil sera question dun conte dont les protagonistes seraient un homme et une femme avancs dans lge. Mais bien vite, et ds les toutes premires pages de la premire squence, le lecteur saperoit que loeuvre en question est loin dtre un conte comme la laiss croire le titre mais dun roman dont les pripties se droulent dans le sud du Maroc. Le lieu, avec des noms de villes comme Mazagan et Casablanca, ou de noms de continents comme celui de lEurope, est bien ancr dans un espace gographique pour tre un terrain vaste et fertile o doivent se drouler les pripties dun conte qui exige un espace plus ouvert et sans contours et un temps imprcis relgu dans un pass lointain. Le nom du personnage qui forme lun des maillons du couple porte le nom de Bouchab, nom impropre pour figurer dans un conte, moins que le conte nait une dimension locale ou rgionale, ce qui est cart dans le cas de luvre de Mohammed Khair-Eddine. Ensuite, lauteur, linstar des potes de lpoque antislamique, fait son entre dans luvre par lvocation des ruines et des vestiges du campement abandonn par la tribu et, partant, de la bien aime, dpart dict par les conditions climatiques et le mode de vie fond sur llevage et la transhumance. Khair-Eddine voque les ruines des demeures effondres que leurs propritaires ont abandonnes pour dautres lieux plus avenants ou dont les matres sont morts comme cest le cas pour le vieux couple. Le champ lexical des ruines, des vestiges et de la mort revient souvent dans la premire page de la premire squence : des ruines rcentes qui furent des demeures -ces maisons de pierre sche..ne sont plus quun amas de dcombres. -Les anciens habitants des lieux disparus depuis longtemps -Une de ces ruines dresse des pans de murs difformes par-dessus un buisson touffu.. ; Le lecteur doit bien vite corriger son horizon dattente orient vers la lecture dun conte, pour se prparer lire une histoire dun couple ayant habit des btisses devenues ruines et morts sans laisser dhritiers. Ce quils ont laiss derrire eux, est un amas de pierres tmoin de lexistence dune demeure jadis habite par des tres humains. A linverse des potes de la priode antislamique qui voquaient les ruines pour la jactance, lloge, llgie Mohammed Khair-Eddine lvoque pour quelque chose de plus banal et de plus terre terre, pour ne pas dire de plus vulgaire : Il est question dun vieux et dune vieille dont on ne connat pas la jeunesse, et qui mnent une existence des plus plates. Ce quil faut surtout retenir de la lecture de ce roman cest son caractre inachev, cest que Mohammed Khair-Eddine ouvre une analepse la page 5 avec Une de ces ruines dresse des pans de murs difformes par-dessus un buisson touffus de ronces et de nopals et quelques amandiers vieux et squelettiques. Elle avait t la demeure dun couple g et sans descendance qui nattirait gure lattention car il vivait en silence., analepse quil ne fermera plus jusquau point final Le vieux, qui avait vu cette dsolation, se demandait si son propre village allait connatre le mme sort. Non !se dit-il (page 150)Car la vie est partout, mme dans le dsert le plus aride (fin du roman). Lauteur qui a arrt le narrateur sur les ruines et qui il a dlgu ses pouvoirs pour ouvrir une rtrospection pour relater au lecteur ce quil sait de ce couple mort sans laisser de ligne et dont la maison nest quun amas de pierres se devait de revenir de cette analepse de 148 pages sur un total de 149 pages que compte le roman. Le roman reste donc ouvert et le vieux et la vieille prsents comme morts la premire page (page 5) sont vivants et bien portants la fin du roman. Cette anachronie, pratique la page 5, dune porte imprcise et sans amplitude, demeure bante comme une plaie non cicatrise.


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Admin



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: 26/04/2008

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